ILE GRANDE - ENEZ VEUR

                           http://www.ile-grande.info/cartes-de-larchipel-de-lile-grande/

 

 

                                            l’Île-Grande

 

Archipel de l’Ile-Grande
Archipel de l’Ile-Grande – Les îles voisines
Toul Enez et Toul-ar-Staon

                                                     

La Goélette à hunier Alcide du capitaine Cozic armé au cabotage  en chargement de pierres de taille à la cale du port Saint Sauveur à l’île Grande
La Goélette à hunier Alcide du capitaine Cozic armé au cabotage en chargement de pierres de taille à la cale du port Saint Sauveur à l’île Grande

Liens

 

Carrière de toul ar staon : archives départementales des Côtes d’Armor

 

 

 

La carrière littorale de la pointe de Toul ar staon , la ruine est la forge et une maison abri pour les carriers, un échouage à cet endroit est forcement fatal  (photo UTL Lannion)
La carrière littorale de la pointe de Toul ar staon , la ruine est la forge et une maison abri pour les carriers, un échouage à cet endroit est forcement fatal (photo UTL Lannion)
 
 

                                                  

                              A propos du granite et des carrières de l’Ile-Grande

 

Extrait d’un article d’Ernest Renan publié dans la Revue des Deux Mondes

 

du 15 août 1889 :

 

« Vis-à-vis de la côte de Bretagne où j’écris ces lignes, j’ai vu dans mon enfance une île,

l’Ile Grande qui a maintenant presque disparu. C’est M. Haussmann qui l’a fait

disparaître ; les masses de granit qui la composaient forment à l’heure qu’il est les

trottoirs des boulevards de Paris construits sous le Second Empire.. »En effet, les pavés

de la ville de Paris (et d’ailleurs) sont faits de granite de l’Ile Grande, extrait dans les

années 1850-1860.

 

Quelques réalisations en granite de l’Ile Grande :
 
 
  • l’école de Trébeurden
  • les quais de Lorient, St-Brieuc, Granville et Rouen
  • le fronton du Palais de Justice de St-Brieuc
  • la gare et l’aqueduc de St-Brieuc
  • le port du Légué
  • l’église et le beffroi de Lannebert
  • les bordures de trottoirs de Dijon
  • le port de Boulogne
  • le viaduc de Lézardrieux (22)
  • les phares de l’Ile Louët et les Héaux de Bréhat
  • le tombeau de Jean V en la cathédrale de Tréguier

 

Extrait de « La légende de la mort » d’Anatole Le BrazLa Légende de la Mort - A. Le Braz

  • « Marie-Job Kerguénou, commissionnaire à l’Ile Grande, en breton « Enes-Veur » qui se rendait une fois la semaine, le jeudi à Lannion, pour le marché, dans une charrette à demi « déclinquée », attelée d’un pauvre bidet nommé Mogis. Elle avait aussi mission d’aller quérir la provision de tabac (le tabac-carotte) aux bureaux de la Régie pour approvisionner Clauda Le Goff la marchande de tabac, sa meilleure cliente. »
  • « Ils sont là, pour le moins, au nombre de trois ou quatre cents qui travaillent la roche pour en faire de la pierre de taille, et ce ne sont pas des gaillards commodes tous les jours, comme vous pensez, surtout qu’il y a parmi eux autant de normands que de bretons… Ils étaient des gens à mettre sa boutique à sac s’il advenait que son débit, le seul de l’île, ne leur fournît pas ce dont ils avaient besoin. »

Le livre La légende de la mort a été réédité en juillet 2011 par les éditions Archipoche.
Suivez ce lien pour consulter La page Anatole Le Braz chez Amazon

 

 

Anciennes cartes postales représentant
l’extraction du granite dans les carrières
de l’Ile-Grande sur Kastell Erek

 Ile-Grande - Carrières

Ile-Grande - Carrières Watelet 1

 Ile-Grande - Carrières Watelet 2

 

Photos des fronts de taille des carrières

Les traces de taille des carrières ont produit des parties planes sur les blocs de granite naturellement formés autrefois. Ces fronts de tailles sont restés en l’état lors de l’arrêt de l’extraction du granite et ont ainsi créé des silhouettes granitiques parfois étonnantes et souvent impressionnantes. En voici quelques photos prises au hasard de mes promenades sur l’Ile-Grande.

Pointe Sud de Toul ar Staon

Fronts de taille verticaux

front de taille devant lpo
Juste après la cassure de la pointe (LPO au fond).

front de taille pointe toul ar staon
Presque arrivé au bout de la pointe de Toul ar Staon.

 

Fronts de taille inclinés

double front de taille incliné
Double front de taille incliné.

front de taille bain de soleil
Beau solarium de granite.

Granite erodé et taillé
L’extrémité de la pointe de Toul-ar-Staon.

 

Les grandes dates de l’histoire de l’Ile-Grande

Le développement de l’Ile-Grande étant intimement lié à l’essor, puis au déclin, de l’exploitation des carrières de granite j’ai intercalé dans ce calendrier historique tous les événements relatifs aux carrières que j’ai pu trouver datés. Ceci expliquant cela dans bien des cas.

CALENDRIER HISTORIQUE DE L’ILE-GRANDE

  • - 2 milliards d’années : constitution du socle ancien du massif armoricain du Trégor (gneiss icartien de Trébeurden)
  • - 615 millions d’années : formation du granite cadomien de Perros-Guirec
  • - 300 millions d’années : formation du massif granitique dit de La Côte de Granit Rose « Aod ar Vein Ruz » qui s’étend de Ploumanac’h « Poul Manac’h« , la mare au moine, (plus précisément depuis l’Île Renote « Enez Renod » située au Nord de Trégastel-Plage) à l’Île Milliau « Enez Vilio » à l’Ouest de Trébeurden

XV° SIECLE

  • 1463 : 190 pierres de taille sont extraites et taillées à l’Ile-Grande pour la construction de la cathédrale de Tréguier

XVIII° SIECLE

  • 22 février 1790 : la révolution déclare Pleumeur-Bodou commune indépendante

XIX° SIECLE

  • 1827 : 1ière délibération du Conseil Municipal de Pleumeur-Bodou concernant l’extraction du granite à l’Ile-Grande
  • 1832 : construction du quai de Pontrieux avec des pierres en granite de l’Ile-Grande
  • 1836 : 7 tailleurs de pierre – carriers – dénombrés à l’Ile-Grande
  • 5 septembre 1842 : 1ière concession d’extraction de granite sur 9 ans accordée sur l’île de Toul an Stann à Monsieur Brinterc’h (fendeur de pierres)
  • 1844 : 9 marchands de pierres sont dénombrés sur l’Ile-Grande
  • 1850 : l’apogée des carrières à l’Ile-Grande
  • 1859 : exportation du granite local jusqu’à Paris
  • 1861 : 434 habitants – dont 29 carriers – recensés à l’Ile-Grande
  • 1861 : 1ière concession d’extraction de granite sur 9 ans accordée sur l’île Losquet à Monsieur Brinterc’h
  • 1864 : édification du phare des Triagoz grâce aux gisements de granite déjà en exploitation
  • 1866 : 28 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 1872 : 29 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 2 décembre 1875 : 1er arrêté réglementant l’accès aux gisements de granite
  • 1876 : 28 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 1882 : 29 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 15 février 1883 : débarquement à l’Ile-Grande d’Alexandre Godel et de son frère Pierre, sa belle-sœur et quelques nièces avec leur matériel de taille de pierres
  • mai 1883 : Casimir Belloir, beau-frère d’Alexandre Godel, arrive aussi à l’Ile-Grande ; toute la famille des « normands » est venue de l’île Chausey (près de Granville) où le travail commençait à manquer ; leur intégration fut difficile au départ car les Île-Grandais ne parlaient que breton et les appelaient « les Français » ; c’est pourtant cette famille de tailleurs de pierres qui leur apporta des outils qui furent rapidement adoptés par les carriers, la « chante-perce » et le « coin rond« , au détriment des coins plats qui fendaient incomplètement la pierre et produisaient beaucoup de déchets
  • 1886 : 65 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 1887 : l’Île Renard est affermée à Jacques Le Gall
  • 1888 : une concession est accordée à Louis Le Loët à l’Île Agathon (Canton)
  • 1891 : construction de la cale de Port-Gélin
  • 1895 : construction du pont reliant l’Ile-Grande au continent sous l’impulsion d’Alexandre Godel, en particulier pour faciliter le trajet des ouvriers vers les carrières et permettre le transport du granit par voie terrestre ; cette même année le Conseil Municipal de Pleumeur-Bodou rappelle que sur l’Île au Corbeau il est possible à chacun de prendre du granite
  • 1896 : 82 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 7 avril 1896 : location d’une maison par Joseph Conrad et Jessie, son épouse, à Mme Coadou à l’angle de la rue du Port et de l’actuelle rue Joseph Conrad
  • 4 août 1896 : fin de la location de sa maison à l’Ile-Grande par Joseph Conrad

XX° SIECLE

  • 1902 : les principales carrières sont exploitées sur l’île Fougère par la Compagnie des Carrières de l’Ouest (déjà présente sur Erquy)
  • 1905 : ouverture de la grande carrière de Kastell Erek à Toul-ar-Staon par Watelet et Compagnie
  • 1906 : pic de l’extraction du granite dans les carrières du littoral autour de l’Ile-Grande avec 300 m3 par mois, soit 800 tonnes, et 14 hectares affermés sur l’estran au point d’en faire disparaitre certains îlots dont l’île Erec’h (ancien nom : Kastell Erech) massif compact à l’époque totalement détruit par les carriers ; une centaine de tailleurs de pierre – 95 carriers – sont dénombrés à l’Ile-Grande qui compte environ 850 habitants à cette époque
  • 1907 : Watelet et Compagnie s’implante sur l’Île Fougère, menaçant ainsi l’emploi de 40 carriers indépendants ; les îles Canton et « Aux Renards » sont affermées à Eugène Le Loët et Casimir Belloir
  • 6 juin 1909 : pose de la première pierre de l’église Saint-Marc construite par les architectes Emile Genest et Claude-Joseph Lageat
  •  
  • 26 juin 1910 : bénédiction de l’église Saint-Marc
  • 1914 : les hommes sont mobilisés pour la guerre, 152 carriers sont recensés, c’est l’apogée du nombre de carriers dénombrés à l’Ile-Grande, la plupart étant des « immigrés » venants du Pays Gallo
  • 1918 : l’entrepreneur Watelet cède son entreprise à la Société Anonyme des Carrières
  • 1920 : les carrières emploient plus de 120 ouvriers, la grande carrière de Kastell-Erek emploie à elle seule une centaine d’ouvriers ; les ouvriers sont payés à la tâche ou 2 francs ou 2,10 francs à l’heure, la paye se fait le premier samedi du mois
  • 1921 : 71 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 9 juillet 1921 : Roïc se fâche, il n’a pas encore reçu de quoi payer les ouvriers  (« Ce n’est pas l’air seul de l’Ile Canton qui nous permet de vivre » écrit-il à Jardin au Havre qui lui achète à présent toute sa production de pavés)
  • 1922 : pénurie de main d’œvre, Roïc père ne dispose que de 2 tailleurs de pierre, Cloatre et Kerlo, alors qu’il en faudrait 20 pour honorer les commandes
  • 12 décembre 1923 : l’Ile-Grande est érigée en paroisse et obtient l’autonomie religieuse
  • 1926 : 89 carriers recensés à l’Ile-Grande ; le carrier Louis Roïc attire l’attention sur le mauvais état du quai de la carrière de l’île Canton, dangereux pour l’accostage, ce même site fournit du granite taillé pour la construction de la gare de Saint-Brieuc
  • 1930 : l’exploitation de la « Grande Carrière » est transmise de l’entreprise Gourdon à l’entreprise Madec ; Antonio Rodriguez (le « tailleur de granite » arrivé du Portugal dans les années 30) exploite la carrière de la rue des Quatre Vents qui produit du granite bleu ; des ouvriers paveurs et tailleurs de pierre quittent l’entreprise Roïc (carrière de l’île Canton) pour d’autres régions où ils trouveront de meilleurs salaires
  • 1931 : 84 carriers recensés à l’Ile-Grande
  • 1936 : grève majeure des ouvriers carriers qui aura pour conséquence la création de la Coopérative du Granit Rose dont l’activité principale se trouve à La Clarté près de Ploumanac’h
  • 1939 : la production des carrières diminue et des ouvriers commencent à quitter l’Ile-Grande pour aller travailler à Saint-Michel de Montjoie près de Vire et à Bécon-les-Granits près d’Angers
  • janvier 1944 : création du réseau de renseignement B/O Bretagne (sous-réseau du réseau ALIBI) par Pierre Allart sur la demande de Georges Charaudeau ; le QG fut installé au 1er étage de la maison de la famille Briand qui tenait commerce d’un bar-tabac-alimentation. Les familles Briand, Le Goff, Lampallaer et Vallée, sous la coupe de Tassick Briand, responsable local, allaient être au centre du dispositif mis en place pour les opérations maritimes de transmission aux alliés des renseignements collectés par le réseau.
  • 15 février 1944 : première tentative (échouée) de liaison maritime du réseau de renseignements ALIBIB/O Bretagne avec les vedettes rapides britanniques à l‘île Canton
  • 23 février 1944 : seconde tentative (voir ci-dessus) réussie cette fois avec la livraison par les anglais d’émetteurs récepteurs qui furent cachés dans les bottes de lichens du hangar de la famille Briand
  • avril 1944 : transfert depuis l’île Canton vers Pors Gelen du lieu de contact du réseau BO Bretagne avec les vedettes britanniques suite à une mission ayant failli mal se terminer où l’île Canton se révéla être une souricière pour les agents de renseignement ; à proximité de Pors Gelen la maison de la famille Vallée servit de point de rencontre avant et après mission
  • 19 mai 1944 : première mission (échouée) de la vedette rapide américaine PT71 avec le réseau BO Bretagne, une seconde mission fut un succès avec la vedette PT72
  • 24 mai 1944 : dernière mission du réseau BO Bretagne avant le débarquement avec la remise par les britanniques de billets de 1.000 francs avec un coin coupé pour servir de moyen de reconnaissance aux membres du réseau
  • 5 août 1944 : dernière mission du réseau BO Bretagne en liaison avec les anglais
  • 1945 : Louis Roïc ouvre la carrière de l’allée couverte, c’est la plus grande des carrières de granite bleu exploitées sur le haut de l’Ile-Grande, elle comporte une grande excavation avec sa grue, une aire de stockage et de chargement sur la rue d’Enez Vran et un grand atelier de taille ; c’est Louis Roïc fils qui développe ce chantier alors qu’il travaille aussi à Kastel Erec et sur l’île Canton
  • 1946 : reconstruction du pont de l’Ile-Grande ; Antonio Rodriguez ouvre une nouvelle carrière sur l’Île-Grande même ; 5 carrières employant 25 ouvriers sont en exploitation sur le haut de l’îlee ; la Bretagne fournit à cette époque la moitié de la production française de granit
  •  
  • 23 janvier 1956 : arrêté de classement de l’allée couverte Ty Lia (ou Ty-ar-C’Horrandened) à l’inventaire des monuments historiques
  • 1960 : Louis Roïc rachète « la Grande Carrière » à l’entreprise Madec mais l’exploite peu
  • 18 mars 1967 : naufrage du supertanker Torrey Canyon entre les Cornouailles anglaises et les île Scilly, 119.328 tonnes de pétrole brut à la mer dont 85% arrivées sur les côtes bretonnes jusqu’à l’Ile-Grande
  •  
  • 1er décembre 1968 : le Journal Officiel accorde le nom « Île-Grandais » aux habitants de l’Ile-Grande
  • 1970 : 25 tailleurs de pierre sont dénombrés sur l’Ile-Grande (voir les photos sur ce blog)
  • 1971 : Antonio Rodriguez loue Bilo-Bolennec
  • 1974 : reconstruction du pont de l’Ile-Grande
  •  
  • 16 mars 1978 : naufrage de l’Amoco Cadiz
  •  
  • 1984 : ouverture de la station de la Ligue Protectrice des Oiseaux (L.P.O.) à l’Ile-Grande pour le sauvetage des oiseaux marins
  • 1989 : la « Grande Carrière » produisant le granite bleu de l’Ile-Grande est cédée par Roïc à la LPO
  • 1990 : arrêt de l’exploitation de la dernière carrière de l’Ile-Grande (la carrière Roïc au bord de la rue d’Enez Vran près de l’allée couverte)
  • 1991 : Roïc cesse l’exploitation de la carrière de l’île Canton d’où il extrayait des « blocains » (bloc de petite dimension, taillé, ou ébauché) depuis 1926
  • 1993 : fermeture officielle de la dernière carrière Roïc de l’allée couverte ; les terrains sont aussitôt vendus

Sources principales utilisées pour réaliser ce calendrier historique de l’Ile-Grande : 1 – 2

 

 

 

Gens de mer

 

http://www.histoiremaritimebretagnenord.fr/gens-de-mer/gens-de-mer-2/

 

Le 15 novembre 1896, un sauvetage à l’île Grande

 

Temps à grain avec fort vent de nord-ouest à Ploumanac’h 
Temps à grain avec fort vent de nord-ouest à Ploumanac’h

Perros Guirec (Côtes du Nord)                          16 novembre, 1896

 

Monsieur le Président

 

Le 15 novembre, au reçu d’un télégramme envoyé par le chef guetteur du sémaphore de Bihit, qui annonçait une goélette en danger au large, paraissant forcée de faire côte sur les îles Losquet, le canot de sauvetage fut lancé sans retard et se dirigea en toute hâte vers les parages signalés. Le temps était à grains violents, la mer démontée. Le vent soufflait au N. NO.

Malgré l’énergie de son armement, le canot ne put atteindre le navire qui vint s’échouer sur l’île Grande ; mais heureusement les douaniers arrivèrent à temps et réussirent à sauver l’équipage composé de 6 hommes.

La goélette s’appelait l’Héroïne, elle était du port du Havre et jaugeait 79 tonneaux.

 

Armement du canot LéonieN°11 : Dagorn Louis, patron ; Briend François, sous-patron ; Kerguénou Joseph, Le Gac Pierre, Briand Nicolas, Grossec Jean-Marie, Le Bail François, Ménou Jean, Dérrien François, Colin François, Coadou Yves, Nicol Louis, canotiers.

 

Extrait du rapport de M. Le Millier Président du comité local

 

En rouge, la station de sauvetage de Perros, en vert le sémaphore de Bihit sur la commune de Trébeurden, en bleu le lieu du naufrage pointe de Toul ar Staon à l’île Grande sur la commune de Pleumeur-Bodou
En rouge, la station de sauvetage de Perros, en vert le sémaphore de Bihit sur la commune de Trébeurden, en bleu le lieu du naufrage pointe de Toul ar Staon à l’île Grande sur la commune de Pleumeur-Bodou

Ile-Grande (Côtes du Nord)               Le 15 novembre 1896           

 

Le 15 novembre 1896, le capitaine Michel, de la goélette Héroïne, du Havre, s’étant trompé de passe pour entrer à l’île Grande, voulut, lorsqu’il s’aperçut de son erreur, faire virer de bord son navire. Voyant qu’il n’y réussissait pas, il mouilla ses ancres qui ne tinrent pas, du reste, et le navire vint, par une mer démontée et une tempête du N. NO., donner à l’arrière sur la pointe de Toul es stam (Toul ar staon).

 

Les hommes disponibles de la brigade de l’île Grande , munis des engins de la Société centrale de Sauvetage des Naufragés, se sont aussitôt rendus sur le lieu du sinitre, et, en raison du peu de distance de la côte du navire naufragé, le bâton plombé fut lancé à bord ; après quelques tentatives, un va-et-vient fut établi et les six hommes d’équipage ramenés à terre sains et saufs ; il était temps, car peu après le navire se brisait complètement sur les rochers, et, sans, la diligence avec laquelle le sauvetage s’est opéré, il y aurait eu, sans aucun doute, mort d’hommes à déplorer.

 

Noms des hommes qui ont pris part au sauvetage : Jouan, sous-patron ; Boulaire, Coadou et Besnard, matelots ; Guennec, maître au cabotage ; Pincemin et Frelot, marin.

 

Vu et certifié exact : Le lieutenant, Le Lay

 

Annales du sauvetage maritime du 4ème trimestre 1896

Projet de balisage de l’île Grande de 1896 en bleu le lieu du naufrage, le capitaine pensait peut être emprunter le chenal de Toul ar Staon  (trou de l’étrave) entre l’île grande et l’île Canton ce chenal ne peut être pratiqué qu’à pleine mer sans houle
Projet de balisage de l’île Grande de 1896 en bleu le lieu du naufrage, le capitaine pensait peut être emprunter le chenal de Toul ar Staon (trou de l’étrave) entre l’île grande et l’île Canton ce chenal ne peut être pratiqué qu’à pleine mer sans houle
Rivage nord de la pointe de Toul ar Staon, à basse mer par coup de vent de sud-ouest, le lieu du naufrage, on comprend que la goélette a été entièrement détruite rapidement
Rivage nord de la pointe de Toul ar Staon, à basse mer par coup de vent de sud-ouest, le lieu du naufrage, on comprend que la goélette a été entièrement détruite rapidement

Commentaires

 

Cette goélette venait certainement à l’île grande sur lest pour y embarquer des pierres de taille, L’exportation du granite des différentes carrières de l’île grande générait une grande activité maritime

 

Les deux rapports ci-dessus illustrent bien, l’organisation des moyens de sauvetage sur la côte en cette fin de XIXème siècle.

 

La veille

La surveillance de la côte est assuré par les sémaphores, chaque sémaphore a deux guétteurs qui assurent une veille visuelle du levé au coucher du soleil, le nombre de sémaphore sur le littoral est assez important et permet quasiment d’avoir une surveillance de l’ensemble de la côte.

 

Le second acteur de la surveillance littorale est la douane avec de nombreux postes côtiers sur le littoral  et dans les ports.

 

Les communications

Les sémaphores, également appelés électro-sémaphores sont tous équipés du télégraphe et peuvent envoyer des télégrammes aux bureaux de poste équipé de télégraphe, ou aux autres sémaphores, ce réseau est efficace pendant les heures d’ouverture des bureaux, il est quasiment inopérant la nuit pour prévenir en urgence.

Tout le monde se mobilise pour prévenir les membres de l’équipage des canots de sauvetage, des enfants ou des adolescents sont envoyés en courant dans chaque maison ou sur les lieux fréquentés par les marins pour les prévenir

 

Les moyens de sauvetage

En premier lieu, les canots de sauvetage, mais bien ils ont leurs limites, dans le cas de notre naufrage, le canot de Perros, pour rejoindre l’île Grande avec un fort vent de N. NO. et mer démontée, doit faire route à l’ouest passer la pointe Ploumanac’h et contourner les dangers devant Trégastel de la pointe de Kerialies et ceux de l’île grande. Pendant le courant de flot , il se trouve à lutter contre le courant, pendant le courant de jusant, le vent contre courant lève une mer encore plus grosse qui déferle de toute part. C’est pratiquement mission impossible, mais comme toujours les équipages essayent quand même de passer.

 

Comme moyen de sauvetage immédiatement disponible sur place , la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés a équipé les postes de douanes de ligne avec bâton plombé et du matériel nécessaire à l’établissement de va et vient.

 

La solidarité

Le dernier élément intervenant dans les sauvetage et non des moindres est la solidarité de la population maritime et côtière. Lors d’un naufrage, l’information circule très vite de bouches à oreilles et une main d’œuvre nombreuse arrive sur les lieu du naufrage ou à la station pour prêter mains forte, ce qui permet une mise à l’eau rapide du canot de sauvetage ou l’établissement rapide de moyens locaux de sauvetage  tel un va et vient. De plus cette main d’œuvre composé de marins en retraite ou contraints par le mauvais temps à rester à terre est compétente et animée par le soucis d’aider leur semblable est d’une efficacité redoutable

 

En conclusion

A la lecture de nombreux rapports de sauvetage, on peut souvent constater une efficacité globale des moyens mis en place et l’implication très  importante de la population littorale.

 

Ty Lia : le Dolmen de l’Ile-Grande

 

L’Ile-Grande possède son mégalithe : le Dolmen Ty Lia. Cette allée couverte datant du néolithique mesure 8,5 mètres de long sur 1,60 mètre de large. Elle est située rue du Dolmen (évidemment…!), à peu près à égale distance du sentier des douaniers au Nord et de la rue du Roi Arthur au Sud qui mène du centre ville à Pors Gélen ; pas très loin du rocher du Lion qui marque le sommet de l’Ile-Grande :

 Ile-Grande - emplacement de Ty Lia

Ty Lia est en granite de l’Ile-Grande, elle s’ouvre vers l’Est et comprend un vestibule composé de 2 dalles au Nord (plus visible aujoud’hui), la chambre funéraire est bordée de 2 parois parallèles composées de 4 piliers au Nord et 5 au Sud. La hauteur des dalles varie de 1 à 1,40 mètre. Le mégalithe est recouvert par 2 grandes tables. La plus grande à l’Est mesure 4,50 sur 2,50 mètres pour 25 cm d’épaisseur.

Ile-Grande Ty Lia Est
Dolmen Ty Lia : entrée côté Est
surmontée de la plus grande des 2 tables.

Ile-Grande Ty Lia Ouest
Dolmen Ty Lia : vue de l’arrière côté Ouest, le tertre central est
entouré de dalles hautes formant une paroi intermédiaire de renfort.

Ile-Grande - Ty Lia - Intérieur
L’intérieur du Dolmen Ty Lia : la chambre funéraire.

Quatre campagnes de fouilles ont été effectuées en 1866, 1868, 1909 et 1910 ; elles ont permis de mettre à jour 4 haches polies, des éclats de silex, des tessons décorés, de la poterie noire et un disque de bronze (perdus depuis…).

Dans la série « instruisons-nous« , le mot « dolmen » a été constitué à partir des deux mots bretons taol ou tol qui signifie « table » (du lat. tabula) et mean ou men « pierre » (du lat. moenia « muraille »), soit table en pierre, dont la composition normale en breton aurait dû donner taolvean ou tolven ce qui a fini par donner dolmen en français.

Témoignage : une vieille femme, née en 1800, racontait à la fin du 19ème siècle que des lépreux, dans les temps anciens, avaient habité le dolmen de l’Île Grande. On leur donnait à manger avec une fourche.

Légende :  le dolmen était habité par des « Kornandounezed« , des naines, qui aiment les nuits de pleine lune, à danser avec les passants ; si l’on s’exécute de bonne grâce, elles vous remercient très galamment, vous annoncent que vous aurez un garçon et qu’il n’y aura pas besoin, pour sa naissance d’aller chercher une sage-femme.

 

 

Tobrouk de mitrailleuse à Toul-ar-Staon

 

Pendant la guerre de 39-45 les allemands occupaient la Bretagne et ont construit de nombreux ouvrages de guerre. Pendant cette occupation la côte fut évidemment le lieu le plus surveillé dans la crainte d’une invasion des alliés. Parmi tous ces vestiges il reste à l‘Ile-Grande, entre autres, sur la pointe de Toul-ar-Staon (« la passe de l’étrave« ), un bunker surmonté d’un Tobrouk de mitrailleuse (voir carte). Il est situé à peu près au milieu de la pointe rocheuse, juste avant la cassure. Endroit stratégique s’il en est puisqu’il permettait ainsi de surveiller et défendre cette position envers tout danger, qu’il vienne du large côté Nord (vers les Triagoz) ou bien de la baie de Toul-Enez entre le Dourlin et l’île Canton (appelée Agathon ou Aganton), côté Sud-Ouest. Ce bunker a été comblé depuis, je ne sais pas quand exactement, mais je me souviens qu’enfant (dans les années 1965-1970), nous pouvions encore y jouer et descendre à l’intérieur. En voici quelques photos prises en 2011 sous différents angles.

Ile-Grande - Pointe de Toul-ar-Staon
Arrivée pédestre sur la pointe de Toul-ar-Staon. Le bunker est à droite en
haut des rochers à la limite de l’herbe. Au fond on aperçoit les ruines de la
maison des goémoniers devant l’île Canton.

Ile-Grande - Bunker à Toul-ar-Staon
Le bunker avec la baie de Toul-Enez derrière et l’île Canton.

Ile-Grande - Bunker à Toul-ar-Staon
Le bunker de Toul-ar-Staon avec l’île Milliau au fond et l’île Canton.

Ile-Grande - Bunker à Toul-ar-Staon avec LPO
Le bunker de Toul-ar-Staon avec Kastel Erec et la Station LPO derrière.

Ile-Grande - Bunker à Toul-ar-Staon avec Baie de Toul Enez
Le Tobrouk de mitrailleuse devant la Baie de Toul Enez

Ce qui est saisissant à cet endroit de la Pointe de Toul-ar-Staon c’est le contraste entre, côté Sud, le calme de la Baie de Toul-Enez située entre la plage du Dourlin et l’île Canton (on dirait un lagon) ; et côté Nord la vue sur le large avec une mer presque toujours en mouvement, et même plutôt agitée dès qu’il y a un peu de vent :

 Ile-Grande - Baie de Toul Enez
Baie de Toul Enez vue depuis la cassure de
Toul-ar-Staon avec l’île Canton de l’autre côté.

Ile-Grande - Toul-ar-Staon vers les Triagoz
Vue vers le large et les Triagoz depuis Toul-ar-Staon.

Pour finir ce petit article historique sur l’Ile-Grande pendant l’occupation notons qu’il y avait également un canon de 47, un second bunker sur la pointe Nord-Ouest de l’île, et que les allemands avaient également construit un faux terrain d’aviation accueillant des maquettes d’avions en bois sur lesquels la Luftwaffe venait s’entraîner au bombardement. Plus surprenant encore : l’île Brûlée (île Losquet aujourd’hui, située vers l’Ouest derrière l’île Canton) aurait été utilisée comme leurre de défense en étant déguisée en bâtiment de guerre !

A cette même époque de l’occupation allemande de l’Ile-Grande il y avait à la pointe Sud de Toul-ar-Staonla Roued de Toul-Enez – de nombreux déchets de granite des carrières et de galets accumulés. Ceux-ci ont été largement utilisés pour réaliser les fondations de la piste de l’aérodrome de Servel (près de Lannion). On peut même dire trop utilisés car la passe vers le large a été considérablement agrandie à cause de cela ; au point qu’il fut ensuite nécessaire d’enrocher la rive devant le Dourlin (camping municipal actuel) avec des blocs de granite provenant de l’île Canton (granite type Agathon) pour éviter que la mer ne l’envahisse. Ceci explique la présence des gros blocs de granite en haut de la plage de Toul-Enez. Coup de chance : le cordon littoral se reconstitue naturellement. Merci Mère Nature de réparer (une fois de plus) les bêtises humaines…

Comme heureusement les pires choses ont parfois une fin, l’occupation de l’Ile-Grande s’est terminée le 4 août, date à laquelle la garnison d’une trentaine d’hommes s’est repliée vers Trébeurden (source).

 

Littérature consacrée à l’Ile-Grande

 

Voici quelques ouvrages relatifs à l’Ile-Grande disponibles chez Amazon :

Journal de l’Estran – Ile-Grande de Denise Le Dantec

Broché: 416 pages
Editeur : La Part Commune (15 avril 2010)
Langue : Français

Présentation de l’éditeur : De ses séjours multiples à L’Ile Grande (Côtes d’Armor), Denise Le Dantec donne à lire ici un ouvrage qui, pour se présenter comme un journal, transcende les genres littéraires, pour devenir une oeuvre au sens strict : tantôt poétique, tantôt descriptive, et même documentaire, tantôt philosophique. À la recherche des traces de son passé, dont elle mesure la fragilité, le retrait progressif, mais sa résistance aussi, l’Ile Grande devient entre autres la métaphore du travail humain.
Biographie de l’auteur : Auteur d’une trentaine d’ouvrages parmi lesquels plusieurs sont consacrés à l’esthétique et à l’histoire des jardins et du paysage : Le Roman des Jardins de France (Pion, 1987, MIT Press 1990), Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes (Rartillat, 2000, 2001, 2004), Les Jardins et les Jours, Le Jardin des Augustines (Ed. du Rocher, 2007).

 

 L’estran – Autour de l’Ile-Grande de Denise Le Dantec

Broché: 138 pages
Editeur : Flammarion; Édition : FLAMMARION. (18 mars 2002)
Collection : Documents (Rso)

Présentation de l’éditeur : Une série de promenades sur l’estran, partie de la côte couverte et découverte par les marées, autour d’Île Grande, une petite île du nord de la Bretagne.
Quatrième de couverture : Une année durant, sur l’Île Grande, petite île du nord de la Bretagne, Denise Le Dantec a tenu son journal de bord. Entre terre et mer, l’estran, cette partie de la grève qui fascine les promeneurs, autorise tous les « exercices d’admiration ». Au gré des marées, sous le vent de mars, dans la lumière de la fin d’été, la marcheuse multiplie ses observations. La faune – aigrettes, hérons… -, les champs d’algues, la flore-roses pimprenelles, orties, ajoncs… -, captivent son regard. Elle compose ainsi un hymne croisé à la nature et à l’homme, qui célèbre le repos, le silence, la mémoire. Grâce à elle, une Bretagne secrète surgit, subtilement recomposée.

 Ile-GrandePromenade Première de Denise Le Dantec

Broché: 94 pages
Editeur : Les Editions du Laquet (3 juillet 1999)
Collection : Terre d’Encre

 

Ile-Grande de Jean-Pierre LE DANTEC

UN EPISODE DE LA VIE ORDINAIRE DE JOSEPH CONRAD

Broché: 175 pages
Editeur : Table ronde; Édition : LA TABLE RONDE (4 janvier 1989)
Collection : Litterature

Quatrième de couverture : « Sur quelle mer inconnue naviguait-il, cet homme maigre aux yeux ensanglantés de fièvre, qui s’acharnait chaque matin à se lever, à s’asseoir à sa table, épuisé déjà, pour écrire pendant des heures dans la langue qu’il possédait le moins ? Quelle force l’habitait, et quelle angoisse, qui sans cesse le poussaient à reprendre sa tâche comme si sa vie avait été suspendue aux mots qu’il lui fallait aller chercher dans le profond de sa souffrance, et ramener à la lumière – pareil à ces pêcheurs malais qu’il avait vus plonger, poumons prêts à craquer et narines bloquées par une pince, pour s’en aller saisir, là ou l’eau devient noire, les huitres perlières et les coraux ? Sur quelle mer impossible à dire naviguait-il, qui tant le tourmentait, sur quel bateau et vers quelle île ? »

Ce roman, habité par une violence sourde, une secrète fureur, bouleversera ceux que fascine l’auteur de Lord Jim et Le nègre du « Narcisse ».

Né en 1943, Centralien, Jean-Pierre Le Dantec, ancien directeur littéraire des Presses d’Aujourd’hui est professeur d’architecture à l’école de Paris-La Villette.

 

Bretagne – Pleumeur-Bodou de Guillon Marie-Eve et Colin Jean-Pierre

 

Cartonné
Editeur : Editions C.M.D. (1999)
Collection : Question de mémoire

 

 

Tour de l’Ile-Grande à la voile

 

http://videos.ouest-france.fr/video/2739bcba88cs.html

 

 

 

                                           De Pors Gelen à Pors Gwenn

 

Non classé, ,

Fin octobre, éclairé du soleil déclinant de fin d’après-midi, accompagné des couleurs automnales revêtues par la lande, le sentier des douaniers (GR34) montre un visage paisible et chaleureux sous une température encore douce. Je vous livre ici quelques photos de cette Ballade de Toussaint au cours de laquelle le sentier côtoie la plage de Pors Gelen, la lande colorée de nuances fauves, Runn al Lannou vigilant sous son air paisible, le Corbeau calme comme un grand vaisseau immobile, la minuscule plage du Lion et son nouveau voisin carrier, pour finir près des eaux abritées de la plage de Pors Gwenn.

 Sentier des douaniers - Plage de Pors Gelen
1 – La plage de Pors Gelen

Sentier des douaniers - Près de la plage de Pors Gelen
2 – Sitôt le dos tourné à Pors Gelen le Corbeau s’impose et …

Sentier des douaniers - Près de la plage de Pors Gelen
3 – … le large s’ouvre à nous.

Sentier des douaniers - traces de taille de carrière
4 – Le granite garde en mémoire les traces de taille des carriers.

Sentier des douaniers - galets et le Corbeau
5 – L’île du Corbeau se rapproche, les galets brillent au soleil.

Sentier des douaniers - Les Triagoz
6 – Le phare des Triagoz veille sur les marins qui s’en approchent.

 Sentier des douaniers - Charmante maison en granit
7 – Une des rares habitations de ce côté de l’Ile-Grande.

Sentier des douaniers - GR34
8 – Les galets dans leur chaos naturel après le nettoyage des empilements…!

Sentier des douaniers - Plage du Lion
9 – La toute petite plage du Lion (presque invisible à marée haute)

 Sentier des douaniers - Runn al Lannou
10 – Runn al Lannou (le sommet de la lande) dans ses couleurs d’automne.

Sentier des douaniers - GR34
11 – La côte sauvage et découpée caressée par les vagues devant le Corbeau.

Sentier des douaniers - le sentier et une plage de galets
12 – Le sentier cheminant entre mer, plage de galets et lande automnale.

Sentier des douaniers - Traces des rails des carrières
13 – Des anciens rails témoignent du passé des carrières de granite.

Sentier des douaniers - Staue en hommage aux carriers
14 – L’ancienne carrière Brinterc’h et la statue d’hommage aux carriers.

Sentier des douaniers - En approchant de la staue en hommage aux carriers
15 – Un banc de granit au bord du sentier pour admirer…

Sentier des douaniers - Corbeau et Triagoz
16 – … la mer, l’île du Corbeau et l’archipel des Triagoz au large.

Sentier des douaniers - Pors Gwenn
17 – Pour finir la promenade : la plage de Pors Gwenn.

 Carte de la promenade :
Carte de Pors Gelen à pors Gwenn

 

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